En mars derniers, 63.000 tonnes de boues urbaines semi-humides en provenance d’un stock situé aux Pays-Bas ont été livrées par bateaux à CBR Lixhe.
Elles seront valorisées dans le four comme combustibles de substitution à raison de 2 à 3 tonnes par heure (20.000 tonnes par an).
Dans le cadre de la modification du réseau autoroutier à Rotterdam les autorités hollandaises ont lancé un appel d’offre pour l’évacuation d’un stock historique situé le long de l’autoroute A15 et constitué de 110.000 tonnes de boues de stations d’épuration urbaines semi-séchées. Le partenariat avec le secteur cimentier s’est rapidement imposé via la société BAM, important client de CBR. D’autant plus que les sites de CBR à Lixhe et à Antoing, ainsi que celui d’ENCI Maastricht (Biomill), jouissent déjà d’une expérience probante en matière de valorisation de ce type de combustible.
Après plusieurs mois de négociations administratives et une excellente collaboration entre les différents intervenants, 63.000 tonnes de boues semi-humides ont ainsi été acheminées par la voie d’eau vers CBR Lixhe. Celles-ci sont maintenant stockées sur la plaine nord de l’usine sous une bâche étanche afin de ne pas les altérer durant la période qui les sépare de leur valorisation sur le four. Elles seront transférées par campagne de 2 à 3.000 tonnes par mois vers le hall des combustibles alternatifs du précalcinateur afin d’y être mélangée afin le Resofuel (sciures de bois imprégnées).
Le pouvoir calorifique de ces terres est dix fois moindre que celui du charbon. Cependant l’injection des boues humides dans un four de cimenterie est une excellente opportunité. Outre la solution qu’une telle transaction apporte à la collectivité, il est important de souligner que ces boues sont entièrement revalorisées dans le procède de cuisson du clinker servant à la production des différents ciments: la partie organique entre en ligne de compte en tant que combustible de substitution tandis que la partie minérale est incorporée dans le clinker.